Exhibitions - MAMAC, Liege

JACQUES LENNEP -
ALCHIMIQUEMENT VOTRE
Vernissage le 4 octobre 2007 à 18h
lors duquel l’artiste exécutera une performance : La pêche au homard
Réalisée grâce à la Ville de Liège et son Echevinat de la Culture, cette manifestation se présente comme une rétrospective assez particulière. Thématique, elle a été conçue par l’artiste comme une re-création à partir d’œuvres qui lui ont été inspirées par l’alchimie depuis plus de trente ans. Ces oeuvres sont disposées selon un parcours initiatique dont le guide est un homard.
Celui-ci entre en scène lors du vernissage au cours duquel Lennep, en grande tenue de soudeur, se livre à une performance : La pêche au homard. Une suite de peintures et une vidéo révèlent pourquoi la délicate mission de guider le visiteur à travers les arcanes alchimiques a été confiée au crustacé. De noir à l’état vivant, celui-ci passe au rouge quand il est cuit. Cette métamorphose restée longtemps mystérieuse, est expliquée aujourd’hui par la physique quantique. Elle évoque le grand-œuvre lors duquel l’alchimiste doit endurer les noirceurs de la Mélancolie afin de connaître un jour, peut-être, l’illumination annoncée au terme de ses expériences par la couleur rouge. Le mythe de la pierre philosophale, qui permet de transmuter du plomb (phase noire) en or (phase rouge), exprime le désir récurrent d’atteindre le bonheur parfait.
Des homards en plastique tentant d’escalader un noir Escabeau de cocagne, au sommet duquel pend une cisaille dorée, suggèrent avec quelle prudence Lennep évoque ce rêve de l’humanité.
Mais suivons le homard, comme y invite une grande inscription dès l’entrée. Des fragments de carapace sont répartis sur le circuit hélicoïdal où se découvrent des installations, vidéos et tableaux, notamment. Ainsi peut-on découvrir l’installation La Dame au lapin qui avait été présentée au CAPC de Bordeaux en 1975. Les enfants y avaient été invités à colorier des feuilles sur ce sujet en puisant dans un arc-en-ciel, tout en suçant des bonbons noirs, offerts par l’artiste. Se succèdent des peintures monochromes brunes barbouillées de noir (l’une en hommage à Monet), des Tapisteries, des Devoirs quotidiens et quelques personnages du Musée de l’homme à l’origine de performances ou d’installations alchimiques, comme ce monumental Tombeau pour Robert Garcet. L’exposition est avant tout un coup d’œil sur le cheminement d’un artiste contemporain, mais elle illustre aussi un imaginaire collectif qui fut traduit de manière spécifique par l’alchimie selon un code auquel Lennep a recours. En témoignent la série de peintures Vases aux couleurs ou certaines vidéos, comme Le langage de l’ogre et L’aventure extravagante d’un poulet.
Un livre, Une pierre en tête (184 pages, 16,5 x 21 cm), est publié à l’occasion de cette exposition par les éditions Yellow Now avec le soutien de Dexia, de la Communauté française et de la Province de Liège. Il rappelle le parcours alchimique de son auteur et contient un recueil de huit opuscules inédits qui renouent avec une longue tradition de traités éteinte depuis l’avènement de la chimie.
L’exposition et le livre révèlent un double personnage occulté jusqu’ici : l’artiste Jacques Lennep et son alter ego, Jacques Van Lennep, l’historien spécialiste de l’art alchimique. Pour mémoire, en 1984-1985, celui-ci consacra une exposition à l’alchimie qui attira au Crédit Communal de Bruxelles quelque cent mille curieux.
Simultanément, il publia sur le sujet un ouvrage qui reste une source importante de renseignements.


DIALOGUES LUBUMBASHI – KINSHASA - LIEGE
Dans le cadre de la manifestation « Yambi », ainsi que celui du jumelage entre les Villes de Liège et de Lubumbashi
L’exposition met en lumière des artistes congolais de Lubumbashi et de Kinshasa qui offriront quelques facettes de leur talent au travers des oeuvres sélectionnées et acheminées pour la première fois hors de la République Démocratique du Congo.
Vernissage le 31 octobre 2007
à 18h00 au MAMAC
Du 1er novembre au 2 décembre 2007
Le vernissage sera rehaussé par la présence du chanteur Serge Kakudji et de la performance d’artistes plasticiens lushois, Tshimé, Kiat et Kabeya.
Le MAMAC présente jusqu’au 2 décembre 2007 une exposition sur l’art congolais contemporain, réalisée avec l’aide du mécène Georges Arthur Forrest.
L’exposition présente quatre jeunes artistes - un maquettiste et trois artistes de Lubumbashi et Kinshasa - inconnus et refusés jusqu’ici, qui osent dénoncer dans l’ombre les souffrances endurées au quotidien par toute une population urbaine.
Donnant la parole à ces jeunes artistes dissidents, ceux-ci montent leur propre scénographie, reposant sur la thématique Traces et mémoires, chère au commissaire de l’exposition Aimé Mpané.
Cette exposition nous fait découvrir une des grandes maquettes tant attendues de Kaumba, illustrant une architecture démesurée, à l’image des reproductions de magazines et la féerie commerciale de Dubaï. Une immense tour de papier et miroirs est montée avec beaucoup de patience. L’ironie du choix des matériaux ’tape à l’oeil’ nous confronte à la réalité katangaise : des colonnes faites de briques torsadées, des sols de flakstones, des murs aux briques et aux joints peints, une teinture de drill vert bouteille…
C’est la mémoire qui résonne, c’est l’humour qui effleure la piscine vide, c’est l’ingéniosité lorsque l’on découvre que tout s’ouvre, que tout fonctionne par tiroirs et que même les toilettes se dissimulent à l’intérieur du bâtiment…
Tshimé dénonce au travers de poignantes momies de fer et de plastique fondu, intitulées Ombres de la guerre, les victimes des conflits qui déchirent encore actuellement la RDC.
Femmes et enfants crient leur souffrance au travers de ses oeuvres, qui sont d’une authenticité exceptionnelle : femmes et enfants creuseurs, bébés et spectres du Sida, viols, amputations...
Kiat Wandand met en cause le principe de bonne gouvernance dans des oeuvres reliquaires, où les valeurs universelles s’entassent, délaissées.
Une chaise réalisée à partir de clous rappelle non seulement le principe du regalia, emblème du pouvoir cheffal et de la solidarité de la communauté, mais aussi le symbole sacré du metal fondu.
Thonton Kabeya affirme un langage neuf fait de brou de noix, de papier brouillon et de coquilles d’oeufs. Il met en avant avec finesse et tendresse la débrouille des enfants de la rue, abandonnés par la collectivité.




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